site ouvert le 5 avril 1999
dernière mise à jour : 6 octobre 2017

 
auteur : Claude GOT

la désinformation et la sécurité routière

Accueil | Table des matières

Pourquoi et comment lutter contre la désinformation

  • quelle motivation : présentation de la nécessité d'agir sur la désinformation dans le domaine de la sécurité routière.
  • les bases du conflit entre les scientifiques et les désinformateurs.
  • classification élémentaire des techniques productrices de désinformation les plus utilisées. Les unes sont utilisées sciemment (malfaisance) les autres par ignorance, paresse ou absence de volonté d'agir (malfaçon).
  • Index facilitant la recherche d'une désinformation analysée sur ce site.
  • adresses de pages internet traitant d'une désinformation dans le domaine de la sécurité routière.

Une synthèse détaillée des modalités de la désinformation dans le domaine de la sécurité routière, avec des exemples (pdf 16 pages)

Elle est accessible par ce lien sous la forme d'un document pdf de 50 000 caractères. Ce document sera mis à jour régulièrement.

Exemples qui ont déja été analysés sur ce site

  • 2016-2011 : Bernard Beauzamy a publié en 2011 un texte concluant à l'absence d'efficacité des mesures prises par les différents gouvernements depuis 1973 (rapport Beauzamy de 2011). J'avais alors rédigé une analyse de cette désinformation mettant en évidence l'absence de sérieux de la méthode et des conclusions. Je l'avais fait lire aux membres du Comité des experts auprès du Conseil National de la Sécurité Routière qui ont reconnu la pertinence de mon analyse, mais ont craint de faire de la publicité à Beauzamy si l'ONISR demandait à la Société Française de Statistiques de donner son avis sur son "étude". J'ai regretté ce choix, étant persuadé que la lutte contre toutes les désinformations, même les plus ridicules, est indispensable. Beauzamy a récidivé récemment, en collaboration avec la Ligue de Défense des Conducteurs. Il est important de constater que les spécialistes de la désinformation agissent dans plusieurs domaines distincts. Leur appétence pour le déni de réalité s'exerce "tous azimuts". Leur désir de reconnaissance ne peut être entendu qu'en s'opposant aux idées reçues et Beauzamy est également un climato-septique. Un site internet associant humour et connaissances a pulvérisé récemment ses affirmations concernant le climat et la sécurité routière. La nouvelle analyse du rapport Beauzamy de 2011 est accessible sur le site, il s'agit d'une version provisoire qui sera éventuellement corrigée. Mon échange de courrier avec Bernard Beauzamy lors de la parution de son rapport est un élément supplémentaire important pour se faire une idée des modes de raisonnement limités de ce polytechnicien.

  • 11 mars 2016 : Le Point : Jacques Chevalier a une pratique ancienne de l’interprétation biaisée des données de l’accidentalité. Il reprend régulièrement les mêmes arguments, avec des adaptations minimes au contexte du moment. Cette pratique facilite l’analyse argumentée de ses textes. Le Point a accepté de publier cette accumulation de dénis de réalité, ce qui est un manque de professionnalisme évident. J'avais déja analysé les dérives de Chevalier dans "La violence routière - des mensonges qui tuent" (voir pages 116 et suivantes).

  • 13 octobre 2015 : l'émission C dans l'air (Yves Calvi - France 5) consacrée à l'usage des radars automatiques demeurera un exemple parfait de l'usage combiné par trois de ses quatre invités de la quasi-totalité des méthodes de désinformation. L'ensemble des propos tenus lors de cette émission ont été retranscrits par un membre de la Ligue contre la violence routière et j'ai choisi d'exploiter l'ensemble de l'émission pour bien identifier le caractère massif de ce déni de réalité. Cette dérive est d'autant plus intéressante que l'émission est habituellement d'une qualité évidente (74 pages, format pdf).
  • 11 mai 2015 :le discours du ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, prononcé devant le Conseil National de Sécurité Routière, est un exemple caricatural de désinformation. Elle est d'autant plus grave qu'elle a été le fait du ministre qui a en charge la sécurité routière. Il associe des affirmations fausses sur les dates de mesures de sécurité routière, leur efficacité, les décideurs qui les ont prises, à des omissions et à des erreurs de raisonnement sur les rôles respectifs des différents producteurs de connaissances dans le domaine de la sécurité routière. 4 documents sont accessibles sur ce site :
  • 2007 : le livre d'Airy Routier (alors rédacteur en chef de la rubrique "enquêtes" du Nouvel Observateur) "La France sans permis" offre un panorama complet de toutes les techniques de désinformation utilisables pour manipuler l'opinion. Il est donc un outil exceptionnel pour analyser comment un journaliste peut abandonner toute référence à ce qui constitue la base de la déontologie de sa profession pour tenter de défendre son attitude d'usager ayant perdu tous les points de son permis et qui continue de conduire. Airy Routier ayant déposé une plainte pour diffamation à la suite de la publication de mon livre "La violence routière - des mensonges qui tuent" en septembre 2007 aux éditions Lavoisier, j'ai développé une nouvelle analyse plus précise de ses mensonges dans un ensemble de documents qui ont été présentés devant la 17ème chambre correctionnelle pour assurer ma défense. L'ensemble est accessible à partir de la page : la plainte d'Airy Routier, qui donne également accès au texte de la plainte et au jugement qui m'a relaxé.
  • 2006 : la promotion indirecte d'un produit présenté comme capable de faire baisser l'alcoolémie dans des proportions importantes "Security Feel Better" Dans le domaine de la sécurité routière une publicité mensongère peut avoir des conséquences dramatiques en donnant aux usagers une fausse sécurité. Elle peut être également dangereuse pour les journalistes quand les vendeurs d'un produit arrivent à désinformer un journaliste qui va propager leurs mensonges dans des articles publiés sous sa signature. La tentative de promotion abusive d'une boisson qui réduirait de 3 à 6 fois plus vite le taux d'alcoolémie est apparue fin février 2006. Il est intéressant d'analyser le mécanisme de cette escroquerie.