bases du raisonnement pour prendre des décisions permettant d'obtenir des résultats dans des délais courts

version du 1er octobre 2017

Le choix d'une méthode adaptée

En 2002 une nouvelle politique de sécurité routière a été annoncée le 14 juillet par le président de la République. Elle a été l'objet d'un débat public en septembre, avec la participation des ministres concernés. Un plan d'action a été défini au cours de l'automne et rendu public au début du mois de décembre. Le préfet Bartolt et Annie Canel ont été les acteurs complémentaires, administratif et technique, d'une procédure interministérielle qui a bien fonctionné. Les textes législatifs et réglementaires ont été publiés au cours de l'année 2003. Les premiers radars automatiques ont été installés en octobre 2003. La crédibilité du nombre limité de mesures nouvelles adoptées a assuré le succès de cette réforme. Elle a été immédiatement perçue comme contraignante et sérieuse et les usagers ont intégré la nécessité de modifier leur comportement et de mieux respecter les limites de vitesse autorisées.

Les réductions de l'accidentalité peuvent être produites :

 Les changements de président et de gouvernement sont des périodes critiques pour la gestion de l'insécurité routière. Les arrivants héritent d'un bilan et doivent faire des choix. De mauvais résultats au cours des années précédentes sont favorables à la définition d'une nouvelle politique efficace, nous l'avons vu en 2002. La difficulté est liée à la nécessité de faire le choix d'un nombre limité de décisions, justifiées par une communication ciblée, et capables d'assurer le succès. Tous les décideurs étant des conducteurs, le risque est considérable de confondre les idées reçues et le bon sens apparent avec les méthodes qui ont fait leur preuve. Identifier un facteur de risque ne signifie pas que l'on est capable de le réduire. Le meilleur exemple est notre incapacité de contrôler le risque lié à l'alcool. Il y a aujourd'hui un risque réel de voir une volonté de renouer avec le succès se transformer en nouvel échec parce que l'on perd son temps à développer de nouvelles orientations.

Trois thèmes ont été décrits de façon détaillée, pour mettre à la disposition des décideurs les arguments justifiant mes propositions. Le quatrième thème est celui des propositions. Il sera traité dans un texte court, le détail des arguments qui justifient ces propositions ayant été développé dans les textes thématiques. L'objectif est de présenter un nombre très limité de propositions capables de produire des améliorations importantes dans un délai maximal d'un an. Il ne signifie pas que d'autres mesures seraient inutiles, mais elles sont à mes yeux incapables de produire des résultats significatifs pour des raisons organisationnelles, ou du fait de la résistance des usagers à accepter de modifier leur comportement en l'absence d'une contrainte crédible et défendue publiquement par une communication adaptée. L'échec des 80 mesures décidées par Cazeneuve est un exemple caricatural de l'absurdité d'une procédure "tous azimuts" revendiquée par le ministre de l'Intérieur. Elle n'était pas ciblée et ne permettait pas de convaincre. Il convient donc de rompre avec des méthodes qui ont échoué.

Le texte présentant mes propositions est en cours d'achèvement. Il sera accessible sur le site au cours du mois d'octobre.