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Connaissance
de l'accidentologie
Exploiter des connaissances techniques
pour fonder ou comprendre une politique destinée à défendre la liberté de
se déplacer en sécurité sur les routes
implique une formation initiale. Cette partie du site présente les éléments de
cette formation dans un document de synthèse équivalent à
un livre d'une centaine de pages résumant l'accidentologie
en une dizaine de leçons. D'autres parties du site présenteront des analyses
plus complètes de problèmes particuliers sous la
forme de fiches techniques spécialisées qui sont développées progressivement. Elles
approfondissent un thème précis (le dommage corporel provoqué chez des
tiers en fonction du type de véhicule, les systèmes de ralentissement par
l'infrastructure, le risque accidentel sur
les autoroutes en fonction de la densité de circulation etc.).
- Destin ou accident ?
Laccident est trop facilement considéré comme
un événement imprévisible, inévitable, alors que les destinées qui
sachèvent tragiquement sur les routes sont le produit d'un système
associant comportement
individuel, outil de transport et environnement dans des conditions qui
rendent le dysfonctionnement prévisible.
Des écrivains comme Roger Nimier, Albert Camus,
Louis
Nucéra, des hommes de spectacle tels que
Coluche,
ou Fernand Raynaud,
le directeur de Renault Pierre
Lefaucheux, le directeur de La Dépêche
du Midi Jean Baylet sont morts sur les routes pour des raisons quil convient de comprendre.
- Laccidentologie
Cest la discipline qui étudie les accidents. Elle a ses structures, ses
méthodes, ses limites. Si lon veut éviter de réduire le discours sur les
accidents à des propos de comptoir confondant la connaissance personnelle de la conduite et celle des
accidents, il faut avoir un minimum de formation à laccidentologie.
- Les statistiques
Même si les nombres apparaissent comme un moyen de représentation limité de
lampleur des drames humains provoqués par linsécurité routière, il est
nécessaire davoir une représentation
numérique des différentes aspects du risque routier,
notamment pour apprécier son
évolution et nous comparer aux autres nations. Le but
est de comprendre ce que l'on a réussi et ce que l'on n'a pas su faire, en
regardant ailleurs pour trouver de nouvelles pistes d'action qui ont fait
leurs preuves.
- Linfrastructure
Sa capacité à réduire les risques est sous-estimée. Il est pratique de
commencer par analyser lenvironnement routier avant daborder le rôle du
véhicule et celui beaucoup plus complexe de lusager.
- Les véhicules
Leur diversité, leurs performances, leurs caractéristiques dans le domaine de
la sécurité primaire ou secondaire, en font des partenaires aux spécificités
déterminantes dans la genèse ou la prévention de laccident et dans leur capacité
ou leur faible aptitude à protéger une fois l'accident survenu.
- Les usagers
Il faut cesser de les désigner comme « responsables de plus de 90% des
accidents par leur comportement ». Un usager a des capacités variables, il faut le
placer sur une infrastructure sure et lui faire utiliser un véhicule
adapté à ses capacités et à la réglementation avant davoir le droit de lui reprocher ses
inaptitudes et ses erreurs.
- Les décisions politiques
Les pouvoirs publics ont une délégation de pouvoir de la population pour
assurer la sécurité routière. Ils jouent leur rôle avec un activisme et une
efficacité variable depuis les premières réformes efficaces de la sécurité routière
en 1973. La période 1997/2002 a été caractérisée par
de nombreuses annonces et une faible efficacité, à l'opposé la période
2002/2007 a été marquée par des progrès très importants liés à une
modification profonde de la politique de contrôle et de sanctions.
- Les actions possibles
Chaque aspect du système de sécurité routière doit être amélioré, sans
exclusive, sans parti pris, en sachant que les actions coordonnées se renforcent
mutuellement et facilitent lamélioration des résultats. Il faut avant tout éviter
de placer les responsabilités sur un des acteurs du système.
- Le vocabulaire de laccidentologie
On ne peut aborder sérieusement un domaine technique sans connaître le sens des
termes spécifiques indispensables. Il faut à la fois éviter lusage excessif
dun vocabulaire qui isole le spécialiste dans son jargon et lexcès de
vulgarisation réductrice qui camoufle lincompétence par un abus de termes
simplificateurs.
- Références
Cette partie du site contient un nombre limité de textes qui
contiennent des informations indispensables pour comprendre laccidentologie :
données statistiques, fonctionnement du système de contrôle et de sanctions, rôle de
la vitesse dans les accidents, bases de la sécurité par linfrastructure, bases
dune politique de sécurité routière (livre blanc de 1988) etc. Les références
concernant un sujet particulier seront associées aux fiches qui les traiteront au fur et
à mesure de leur réalisation.
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